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Prise de position de l’Association Alzheimer Suisse sur la modification du code pénal relative à l’assistance organisée au suicideYverdon-les-Bains, le 3.3.2010 En tant qu’organisation qui représente les intérêts des personnes atteintes de démence et leurs proches, l’Association Alzheimer Suisse saisit volontiers la possibilité de prendre position concernant la réglementation de l’assistance organisée au suicide. Considérations de base Ces considérations forment la base de la prise de position actuelle, raison pour laquelle nous nous y référons. Elles rejoignent les principes de base formulés dans le rapport mentionné, à savoir qu’il faut privilégier d’autres solutions et qu’il « s’agit dès lors de mettre en place un cadre légal et des conditions sociales qui permettent de choisir d’autres options, en cas de problèmes » (Chiff. 4.1 du rapport). Dans ce sens, l’Association Alzheimer soutient des soins palliatifs qui assurent la meilleure qualité de vie possible jusqu’à la mort. Selon le principe « quand il n’y a plus rien à faire, tout reste à faire », les soins palliatifs doivent assurer aux personnes atteintes de démence un accompagnement et une prise en charge étendus et adaptés à leurs besoins spécifiques. Il est possible qu’ainsi un désir éventuel de suicide s’atténue et que le malade reprenne goût à la vie. En ce sens, l’Association Alzheimer Suisse salue les efforts de la Confédération pour promouvoir les soins palliatifs et souhaite que les personnes atteintes de démence soient bien prises en compte dans ce contexte. Les mesures formulées dans le rapport « Stratégie nationale en matière de soins palliatifs 2010-2012 » doivent être réalisées le plus vite possible. La Suisse doit disposer d’offres suffisantes dans le domaine des soins palliatifs et chacun doit avoir accès aux prestations relevant des soins palliatifs, indépendamment de son âge, de sa maladie, de son statut social ou de sa situation financière. La nouvelle réglementation proposée Pour cette raison, l‘Association Alzheimer Suisse salue une solution légale qui place la protection des personnes concernées au premier plan. Ceci doit permettre d’éviter à tout prix que la société ou les proches exercent une pression sur le malade pour le pousser à se suicider. L’Association Alzheimer estime qu’une interdiction totale de l’aide au suicide, comme décrite dans la variante 2 du projet du Conseil fédéral, irait trop loin. Cependant, la question se pose, si on ne devait pas établir une surveillance des organisations d’aide au suicide pour garantir le respect des critères de diligence. Variante 1: Règlement des devoirs de diligence imposés aux organisations d’assistance au suicide dans l’article 115 CP. Al. 2: Conditions de l’impunité b) Capacité de discernement par rapport à la décision de suicide c) Maladie physique incurable avec une issue fatale imminente Même si - comme exposé - le recours à une organisation d’aide au suicide devrait rester exceptionnel, l’Association Alzheimer Suisse estime qu’ une telle restriction et inégalité de traitement n’est pas acceptable. On ne peut pas exclure d’office des personnes atteintes d’une certaine maladie – en l’occurrence la démence – de l’assistance organisée au suicide. Même si cela ne concerne qu’un petit nombre de personnes qui font appel à cette possibilité (Exit parle de 1à 2 cas par an), il faut trouver une solution qui permette à ces personnes de choisir cette solution lorsque d’autres solutions n’entrent pas en ligne de compte pour elles. L’objectif ne peut pas être de pousser au suicide non assisté des personnes atteintes de démence au stade précoce et encore capables de discernement. De plus le suicide non assisté est souvent commis en recourant à des méthodes inhumaines et traumatisantes pour l’entourage. D’ailleurs, cette condition concerne toutes les personnes atteintes de maladies chroniques qui, à un stade précoce de la maladie, ont décidé qu’elles voudront pouvoir faire appel à une organisation de suicide assisté. Pour ces personnes, il ne reste que l’alternative de se suicider sans l’aide d’une organisation - peut-être dans des conditions indignes - ou alors d’attendre l’issue fatale. Cela ne peut pas être la solution même si les soins palliatifs permettent de diminuer la souffrance. Finalement, il faut souligner que la restriction aux maladies physiques – à l’exclusion des maladies psychiques – proposée dans le projet du Conseil fédéral, pourrait représenter une restriction supplémentaire aussi pour les personnes atteintes de démence. En effet, malgré l’avis unanime des spécialistes et des chercheurs, très souvent la démence n’est pas considérée comme une maladie physique mais est confondue avec les maladies psychiques ou simplement balayée comme étant le résultat du processus de vieillissement. En considérant tous ces arguments, l’Association Alzheimer Suisse plaide pour un élargissement de la réglementation proposée par le Conseil fédéral (une maladie incurable avec une issue fatale imminente). Du point de vue de l’Association Alzheimer (et dans l’hypothèse que les malades d’Alzheimer sont considérés comme des patients avec une maladie incurable) on pourrait formuler lit. c comme suit: « ......que la personne désirant se suicider souffre d’une maladie incurable et évolutive, qui mène à la mort ». Puisque, selon les expériences, c’est surtout la perspective de la progression de la maladie et de la souffrance ainsi que la perte des capacités qui fait peur et qui pousse les personnes à réfléchir au suicide assisté. d) Assistance pour trouver des alternatives e) Moyen employé soumis à prescription médicale g) Obligation de constituer une documentation complète Alinés 3,4 et 5: Punissabilité et peine L’Association Alzheimer Suisse renonce à se prononcer sur cette réglementation. Conclusion |
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