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Stratégie nationale en matière de démence

En novembre 2013 le Dialogue « Politique nationale suisse de la santé » a adopté la Stratégie nationale en matière de démence. L’Association Alzheimer Suisse approuve globalement la stratégie. Celle-ci expose clairement le besoin d’agir et définit des objectifs importants. La suite dépend surtout des cantons qui devront la mettre en œuvre et fixer les priorités.


La Stratégie nationale en matière de démence est un projet ambitieux. Au vu des intérêts en jeu, il est capital de définir des priorités claires, de fixer des délais contraignants, d’unir les forces et de ne pas se disperser. Pour l’Association Alzheimer Suisse, les principaux points sont les suivants :

  • Accès à l’information et au conseil
    Les malades et les proches doivent avoir accès à une information complète et à un conseil individualisé. Ce point de la stratégie est central, car il permet d’assurer un accompagnement dès le début et d’éviter des situations dont les conséquences négatives et onéreuses pèseraient sur toutes les personnes concernées. Le projet pilote « conseil et suivi sur mesure » de l’Association Alzheimer Argovie va dans cette direction ; ses premiers résultats sont prometteurs.
  • Coordination des prestations
    Les prestations médicales de base (dépistage précoce, diagnostic, traitement, encadrement et soins) doivent être adaptées aux besoins des personnes atteintes d’Alzheimer ou d’une autre forme de démence, et surtout être mieux coordonnées (case management). La coordination devrait inclure également les interventions de crise à la maison. Il importe par ailleurs d’impliquer systématiquement les malades et leurs proches.
  • Savoir et formation
    Une prise en charge adéquate des personnes atteintes d’Alzheimer ou d’une autre forme de démence présuppose tout d’abord des connaissances et une formation solides. Les personnes qui encadrent les malades doivent justifier de connaissances spécifiques sur les démences pour pouvoir offrir un accompagnement adéquat. C’est le cas pour toutes les offres et dans tous les contextes : l’accompagnement à domicile par des proches, la prise en charge hospitalière et les soins de longue durée (aide et soins à domicile, institutions).

Un point crucial : le financement

Le financement de l’accompagnement et de la prise en charge est un des principaux soucis des personnes atteintes d’Alzheimer et de leurs proches. C’est notamment à la finançabilité des offres individuelles que l’on pourra tester l’efficacité de la stratégie. À relever que les bonnes solutions ne sont pas forcément les plus chères. Qui investit dans des offres globales d’accompagnement, de formation et de répit pour les proches fera au final des économies. Les considérations financières de ceux qui supportent les coûts ne doivent pas être la mesure de toutes choses. Il est bien plus important de développer des modèles de financement à long terme dans une perspective globale.